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Comprendre la liturgie

Complies : la prière du soir de l'Église avant de dormir

13 octobre 2026

Les complies sont la dernière prière de la Liturgie des Heures, celle qui clôt la journée juste avant le sommeil. Leur nom vient du latin completorium, « ce qui achève ». Brèves, presque identiques d'une semaine à l'autre, elles sont sans doute l'office le plus simple à adopter pour qui veut prier avec l'Église sans être prêtre ni religieux.

Un office né dans les monastères

Dès les premiers siècles, les moines ont pris l'habitude de prier une dernière fois avant le repos de la nuit. La Règle de saint Benoît, au VIe siècle, fixe cet office du soir, qui se transmet ensuite à toute l'Église. Depuis le concile Vatican II, les laïcs sont explicitement encouragés à prier eux aussi l'office divin, seuls ou ensemble.

Le déroulement des complies

Après l'invocation d'ouverture, on prend un temps d'examen de conscience : relire sa journée devant Dieu, reconnaître ce qui a été manqué, puis demander pardon, par exemple avec le Je confesse à Dieu. Vient une hymne, puis un ou deux psaumes. Le dimanche, c'est le psaume 90 (91), celui de la confiance de qui habite « à l'abri du Très-Haut ».

Une courte lecture biblique est suivie d'un répons tiré du psaume 30 et repris par Jésus sur la croix : « En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit. » Puis on chante ou l'on dit le cantique de Syméon (Luc 2, 29-32), le vieillard qui, tenant l'enfant Jésus dans ses bras au Temple, peut s'en aller en paix parce qu'il a vu le salut. L'office se termine par une oraison, une bénédiction pour la nuit, et une antienne à la Vierge Marie, comme le Salve Regina.

Un office qui change à peine

À la différence des autres heures, qui suivent un cycle de quatre semaines, les complies tournent sur une seule semaine, et plusieurs éléments reviennent chaque soir. Au bout de quelques semaines, on les connaît presque par cœur : c'est ce qui les rend si accessibles, et si reposantes à la fin d'une journée chargée.

Prier les complies seul, chez soi

Un livre d'office, un missel mensuel ou une application suffisent. On peut prier assis, au calme, la lumière baissée, à voix basse ou intérieurement. Dix à quinze minutes y suffisent. Pour un laïc, ce n'est pas une obligation mais une proposition : commencer un ou deux soirs par semaine est déjà une façon de rejoindre la prière de toute l'Église, qui veille au même moment dans les monastères et les paroisses du monde entier.

Remettre sa journée entre les mains de Dieu

Les complies apprennent à confier ce qui a été vécu, le meilleur comme le plus lourd, et à entrer dans la nuit avec confiance. Le sommeil y devient une image de l'abandon : comme Jésus remettant son esprit au Père, on remet sa journée et son repos entre les mains de Dieu. La bénédiction finale demande une nuit tranquille et une fin parfaite : tout le sens de cet office tient dans cette paix.

Questions fréquentes

À quelle heure prier les complies ?

Juste avant de se coucher, quelle que soit l'heure : c'est le moment du coucher qui compte, pas l'horloge. Elles viennent après les vêpres, la prière du soir proprement dite.

Combien de temps durent les complies ?

Dix à quinze minutes environ, examen de conscience compris.

Un laïc peut-il prier les complies ?

Oui. Depuis le concile Vatican II, l'Église encourage les laïcs à prier la Liturgie des Heures. Pour eux, ce n'est pas une obligation mais une invitation.

Quelle différence entre les vêpres et les complies ?

Les vêpres sont la prière du soir, en fin de journée, tournée vers l'action de grâce. Les complies sont la toute dernière prière, juste avant le sommeil, centrée sur l'examen de conscience et la confiance pour la nuit.

Prier l'office du jour

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